Avec le maintien de leur pouvoir d’achat, les ménages ont pu maintenir un fort taux d’épargne au cours du deuxième trimestre. Le troisième confinement les a conduits à renoncer de manière forcée à certaines dépenses.

Normalisation du taux d’épargne

La levée des contraintes sanitaires à partir du mois de mai a certes permis un rebond des dépenses de la consommation à la fin du trimestre — expliquant la légère décrue du taux d’épargne, qui est passé du premier au deuxième trimestre 2021 de 21,6 % à 21,4 % du revenu disponible brut. Cependant, il reste plus de cinq points au-dessus de son niveau moyen (15 %) de 2019.

Les Français n’ont pas, durant le deuxième trimestre, puisé dans leur bas de laine. Ils ont simplement réduit, de manière très modérée, leur effort d’épargne. Ils demeurent prudents et attentistes face à un contexte économique et sanitaire incertain. Le retour au taux d’épargne de longue tendance, autour de 15 % suppose une normalisation de la situation.

Les Français épargnent moins mais n'ont pas encore puisé dans leur cagnotte
Source : Cercle de l’Épargne – INSEE

Vers plus de prise de risques ?

Les ménages ont, durant le premier semestre, privilégié la liquidité et la sécurité au rendement — les premiers placements étant les dépôts à vue, les livrets d’épargne réglementée et les livrets bancaires fiscalisés.

La bonne tenue des actions et des unités de compte (UC) reste marginale par rapport à la tendance de fond. Elle dénote néanmoins l’acceptation d’une prise de risques en contrepartie d’un rendement potentiel plus élevé de la part de certains épargnants.